La Roseraie de Rosheim

La Roseraie de Rosheim

vendredi 19 décembre 2014

Le chemin de Sisyphe


Il était là, sur mon chemin. Lorsque je l’aperçus, je me demandais d’abord ce dont il s’agissait, part vivante d’une chimère oubliée, obscur avatar d’une étincelle divine ou révélation du monde du désenchantement final. Sur le sol mouvant d’herbe sèche et de sable improbable, il se détachait comme un cri de vérité sur une ombre flageolante, une ombre honteuse de n’être qu’une ombre, ombre d’elle-même ou ombre portée, ombre cachée aux contours incertains.

Il était là sur le chemin. Ce chemin que je suivais depuis si longtemps, depuis toujours, depuis la vie et bien après, ce chemin qui jamais ne variait, mais qui allait loin, très loin au-delà de l’horizon, ce chemin que je suivais sans cesse. Un jour il était là, sur le chemin.

Le chemin grimpait sur le flan de la montagne, contournait les pics et traversait les vallées, serpentait entre les forêts sauvages qui exaltaient leurs parfums d’eucalyptus et de lauriers et poursuivaient leur voie entre les nuages et l’horizon indiscernable du ciel. La route était sans fin. La route était une voie abstraite, à l’avenir inconnu, même improbable, et tout à fait incertain. Mais c’était la voie, la seule qu’il fallait suivre, voie isolée, solitaire, voie quand même dévoilée aux yeux des plus sagaces.

Il était là, sur le chemin.

J’avais franchi des milliers de pas, des dizaines de milliers de pas depuis le début de mon itinérance. Sans doute des millions. Et jamais je ne l’avais rencontré, jamais je ne l’avais vu. Mais alors : comment pouvais-je être sûr qu’il s’agissait de lui ? Mais il était là.

Je le reconnus car il n’était pareil à nulle autre perception humaine, dépourvu d’insignes révélateurs d’une valeur quelconque, revêtu de tissus épars aux regards oubliés, laissé dans l’hypothèse de son destin unique. Il était là dans une grande absence, dans un abandon des sens, une abstraction vivante, au profil de seigneur de l’obscurité grandissante.


Dans sa pétrification soudaine, il s’éleva en une ombre sensuelle se démultipliant, organisme scissipare occupant l’espace entier, et l’horizon même abandonna la lutte, le monde était en sursis. 



L’ESSENCE DES POÈTES

La route un jour sans personne
Sans rien
Sans maisons, sans arbres, sans herbes
La route seule où nous nous acheminons
Sans rien.
Fous ! tant qu’on voudra

C’est de marcher qui compte
Ce n’est pas le ciel, il ne peut que pleuvoir
Ce n’est pas à cause de tous ces humains
Qui nous regardent passer
Mais c’est passer qui compte.

Oh mes poètes, grands fous !
Que l’on vous traite de satrapes
Ou d’inégalables voyous
Mes poètes ! continuez votre chemin
Dans la nuit de tout
Et sans regard aux yeux humains

De l’horizon vous tirerez votre essence
A n’en plus pouvoir en écouter
Les augures qui vous auront prédit le doute
Ou la peur
Continuez votre route !
Votre feu n’est pas celui des infâmes

Et voici
Le poète est un grand explosif
Que l’on emploie devant l’obscurité

Il n’y a plus rien que des cailloux
Sur la face bombée d’un ciel hébété
Il n’y a plus rien que de la haine
Dans l’angle des bois obscurs
Il n’y a plus rien que du sang
Sous la semelle des poètes



Je repris ma route sans fin vers ce but que jamais je n’atteindrais, mais vers lequel tous mes sens me portaient. Je repris la route, suivant ce chemin serpentant au travers des espaces emplis de son ombre, et ses vibrations  perpétuelles me suivaient dans toute la profondeur du ciel. Je marchais encore et toujours, alimentant mon parcours de phrases muettes et de pensées jaillissantes. Le tourbillon des couleurs formait devant mes yeux d’intenses espaces aux reflets flamboyants et au parfum de jasmin. Plus j’avançais et plus l’idée que sa présence était due à l’inconstance d’une nature exsangue s’imposait à mon esprit.



Le jour avançait et la nuit avançait. Des arbres aux branches décharnées tentaient de m’arrêter dans ma fuite, le chemin s’effondrait sous chaque pas accompli, à chaque foulée le sable s’enfonçait et retardait mon destin. Et soudain, il fut là, sur le chemin.



AMALGAME

C’est précisément ce soir
Où tout paraît calme
Où tout paraît amalgame
Où tout s’entregamme dans la confusion du silence
C’est précisément lorsque l’absence d’un sujet
D’un objet pour croire manque
Où tout me manque

Où le ciel me manque comme la terre
(soit dit en passant indivisible)
Et le ciel cet invisible
Parcelle de l’univers ce mal entretenu
Trouve pour sauter hors des saisons d’acier
Un alliage fin et ton esprit nouveau

Amalgame ! Folie ! Folie !
Prise d’un mélange sans pareil
Dans le saint livre de ton corps
Amalgame de phonies ambigües
Ne saurais-je point tirer l’archet ?





Et puis je marchais tout au long de la route, je marchais sans limite, sans haine non plus. Bien au contraire, l’espace autour de moi rayonnait comme une musique infinie avec la douceur de longues notes qui s’échappaient du plus profond de la montagne. C’est à un léger vent dans les arbres que je devais cette illusion, et plus mes pas m’éloignaient du passé plus la musique s’estompait comme des échos répétés sur les roches de granit qui me faisaient une haie de part et d’autre de la route.

Longuement le chemin traversait les nuées et contournait les cimes, et la terre et la nature égayaient le cheminement sans fin. Mais il était toujours là.

Il était là, colonne de fumée opaque semblable aux hautes stalagmites d’une terre inconnue, rampant sur le sol instable et s’élevant dans le ciel obscur, couvrant progressivement l’horizon d’un voile continu. Inlassablement, je poursuivais mon chemin.






LES ARBRES PLUS LOIN QUE NOUS   


L’ombre, l’ombre de ma tête
Et cette pointe de folie
M’envahit la route lente
Où mes pas ne se comptent plus

L’ombre et puis le doute
Et je pense grande folie
L’extase superbe sans rênes
La route lente et puis le doute

Ah voir flamber cet arbre
Où toute joie s’enivre
D’une campagne plate et sans cris
Sans horizon au pied du mur

Voici l’heure où je dois oublier
Ces arbres plus jamais
Le soleil plus jamais     et voici
Je suis moi-même horizon final



Au bord du chemin, sans autre repère que son ombre méconnaissable mais pourtant tellement présente, j’ai senti la douceur d’une pensée dépourvue d’amertume, d’un être ne sachant s’exprimer autrement que par métaphores approximatives et approches incertaines du langage. C’est alors que je crus reconnaître le principe caché qui dans cet état pouvait prétendre à réellement vivre ce qu’il était, ou plutôt ce qu’il croyait être. En réalité, l’être non incarné mais pourtant si présent n’en était pas un, mais plusieurs. Plusieurs, car une multitude de ses semblables, ou une démultiplication de lui-même, organisme scissipare ne l’ais-je pas déjà mentionné, occupait en cet instant l’univers tout entier. Ce faisant, je me sentais approcher de l’abîme, et l’appel de l’infinitude se fit plus radical.

                       



















LES FOUS

Ne sentant pas le froid qui passe
Dedans leurs manteaux fabuleux
Les fous traversent l’espace au milieu
De psalmodies informes. Énormes,
Leurs yeux sont de ceux qui pleurent
Qui crachent leur bonheur et s’endorment

Les fous passent dans les couloirs
Aux grands soirs célestes
Ils suivent toujours une image amie
Qu’ils suivent sans espoir…

Dehors leurs manteaux noirs passent et repassent
Dans la cour de neige et de squelettes
Des branches tordues et sèches
D’où tombent sur le sol gelé
Des oiseaux  de pierre ne volant plus
Que du blé. Car le froid a tout mangé

Et les fous dans la gamme des heures attendent
Rêvant de brasiers étranges et de flammes
Rêvant de chambres et de larmes

Les fous suivent une image amie
Qui passe et s’éteint et qui trace
Dans leurs yeux nébuleux
De fastueux mirages de beauté



Il était là, sur le chemin. Et de son verbe hautement tenu il haranguait les foules absentes de plaintes et de lamentations, et puisait en leur source les dernières énergies de vie et de magie. Il émergeait de la brume, soulevait les coussins d’argile et de poussière, relevait les couvertures subtiles de rosées et d’air marin encouragé par les entrées nocturnes des frimas saisonniers.

Il était présent. Il était très présent. Peut-être même trop présent pour les rares témoins de cette cérémonie aux coutumes abandonnées mais néanmoins appréciées d’êtres depuis longtemps disparus, mais dont la présence indissociable du moment obligeait à la retenue.

Il était toujours présent. Sur le chemin. Sur mon chemin. Sur le chemin qui m’avait été attribué depuis toujours afin d’être ma route, celle dont je ne devrais jamais bifurquer, celle qui me conduirait là où je devais me rendre. Me rendre ? Mais je réfute cette façon inique de s’attribuer un objectif. Me rendre à tel  endroit, soit. Me rendre tout court, me rendre à vos argumentations, certainement pas !

Mais me rendre où ce chemin me menait, je n’avais pas le choix. Je devais m’y rendre, qu’elles que fussent mes conclusions.


Les photographies dont je certifie être l'unique auteur sont travaillées avec ADOBE Photoshop elements 11 à partir de photographies tirées de ma première contribution du 27 août 2011 sur la roseraie de Rosheim.

Vous le savez maintenant, j'attache la plus grande importance à la sauvegarde, dans tous les sens du terme, des enfants dans le monde. Le 20 novembre de cette année nous avons célébré le 25ème anniversaire de la signature de la CIDE, la Convention Internationale des Droits de l'Enfant. L'UNICEF aide les enfants. Vous, Madame et vous, Monsieur, vous pouvez aider l'UNICEF. Je vous en remercie.

vendredi 1 août 2014



Islande.     Iceland, le pays de glace




Île où la nature règne sans partage, terre des hommes venus de la péninsule scandinave à la fin du VIIIème siècle de notre ère, et qui ont gardé dans leur cœur la noblesse de leurs origines et la perdurent au-delà du temps qui défile imperturbablement. Hommes durs comme le climat, vivant à la limite du cercle polaire arctique, peuple venu du froid, vivant dans le froid.

Leur langue, par exemple. L'islandais. Elle a été en quelque sorte figée aux alentours du XVème siècle dans un esprit d'opposition au souverain danois. L'islandais est donc une langue issue du vieux norois, idiome germanique apparenté au danois et au norvégien. Mais elle s'est volontairement fixée à cette époque et n'a que très peu évolué depuis. Dans une volonté de conserver son originalité, une commission d'experts, la "Commission de la langue", prise très au sérieux par le peuple islandais, est chargée de créer des néologismes afin de désigner les outils modernes sans importer d'anglicismes ou autres apports étrangers. Ainsi, un ordinateur sera appelé "tölva", issu de "tala", le chiffre, et de "völva", la magicienne ! Cette particularité est probablement à l'origine du fait que l'islandais est une langue extrêmement difficile à comprendre (et à prononcer !), mais la quasi totalité des islandais ont appris l'anglais à l'école si bien que l'on ne rencontre aucune difficulté de compréhension. Et leur gentillesse spontanée fait bien sûr tout le reste.

Mais il n'est pas question ici de faire un cours d'histoire ni d'aucune sorte, sachant qu'en fin d'article vous trouverez toutes les sources qui ont pu vous faire croire un instant que j'étais savant ! Il n'en est bien sûr rien, et comme d'habitude l'unique sens de ces pages est de faire partager avec le plus grand nombre l'extrême bonheur de découvrir un pays exceptionnel.

Allez, juste quelques derniers chiffres pour savoir où l'on met les pieds:

France:  66'600'000 habitants sur 640'609 km2
             densité 104 habitants/km2

Islande: 320'000 habitants sur 103'000 km2
             densité 3,1 habitant/km2

Et puis: environ 2/3 des habitants vivent dans l'agglomération de Reykjavik, plus de 11% de la surface de l'île est couverte de glaciers, 40% de sables et de steppe, 25% de champs de lave, 20% de pâturages, 3% de lacs et seulement 1% de terres cultivées... bon, j'arrête avec mes chiffres (j'ai vérifié, cela fait bien 100% au total). Non, juste encore cela: on compte près de 200 volcans plus ou moins actifs et l'on enregistre en moyenne une éruption tous les 5 ans.

Amis, embarquez avec nous sur l'AUSTRAL, superbe bateau de croisière à la taille humaine et au confort raffiné.

Successivement, nous visiterons le "Cercle d'or", l'itinéraire qui comprend le lieu fondateur de Thingvellir, le Geysir (en fait remplacé aujourd'hui par le Strokkur, le Geysir n'étant plus actif depuis quelques décennies) et pour finir les chutes de Gullfoss. L'AUSTRAL nous mènera de Hafnarfjordur au sud de Reykjavik jusque dans les îles Westmann et nous ferons halte sur l'île Heimaey. Ensuite, nous nous dirigerons vers Grundarfjordur, au pied du volcan choisi par Jules Verne comme point de départ de son "Voyage au centre de la terre", le Snaefellsjokül. Le point fort de l'épopée ornithologique du voyage se situe dans l'île Grimsey.

Enfin, une escale au port d'Akureyri nous permettra d'aller jusqu'aux chutes de Godafoss, les "chutes des dieux", puis de voir le lac Myvatn suivi de l'environnement hallucinant au pied des montagnes de Namarfjall, bouillonnant et fumant les miasmes de l'enfer. Le dernier rendez-vous ornithologique aura lieu sur l'île de Vigur, où l'on se promène en tenant un bâton dressé sur la tête afin d'éviter les attaques farouches et courageuses des sternes arctiques défendant leurs petits.

Nous n'avons guère eu de chance avec la météorologie qui nous a plus gratifiés de nuages et de brumes que de rayons de soleil. C'est pour cette raison que j'ai parfois glissé quelques photographies prises lors de notre précédent voyage en 2011.

En cliquant sur une image vous pouvez l'agrandir et la copier.

Maintenant, laissez-vous entraîner à travers des images vers ce monde.





Bienvenue sur mon blog !


Peut-être pour débuter un petit rappel sur Reykjavik, la "baie des fumées", et son environnement 

 HARPA, le Concert Hall achevé en 2011, réalisé par l'architecte Olafur Eliasson. A droite, photographié sous le soleil en août 2011 !

Le Parlement

 
 Quelques maisons

Le geyser sans cathédrale

          


La cathédrale geyser
            





                                    
       



 


L'ancien Parlement, vraisemblablement le plus ancien d'Europe (vers 930 de notre ère), est situé à Thingvellir sur une faille séparant les plaques telluriques américaine et eurasienne. C'est le seul endroit au monde où cette séparation affleure au-delà de la surface des océans. C'est à cela que l'on doit l'apparition de l'île il n'y a que quelque 20 millions d'années et le fait qu'elle soit le terrain de nombreux volcans divisés en deux grandes familles: ceux qui se forment par le refroidissement de la lave qui comble au fur et à mesure le vide laissé entre les plaques, qui s'éloignent d'environ 2 cm par an; la seconde famille est celle de jaillissements de lave et de cendres dus au magma très chaud soumis à de fortes pressions.



Caldera et orgues de basalte 
L'Islande ne compte pas loin de 200 volcans dont une trentaine sont ou ont été récemment actifs. Cette activité est à l'origine des nombreux jaillissements de vapeur et d'eau chaude, dont notamment les geysers que nous évoquerons plus loin. Cette activité est largement utilisée pour la production d'énergie dont le chauffage, y compris de certaines artères et trottoirs des cités. Elle a rendu le coût de l'électricité si faible qu'une usine de production d'aluminium par électrolyse a été construite au sud de Reykjavik.

En quittant le site on s'approche du lac de Thinvallavatn qui abrite trois espèces de poissons d'eau douce: la truite saumonée, l'omble de l'Arctique et l'épinoche.

Le terme "geyser" provient de Geysir, le nom d'un geyser aujourd'hui tari, nom issu de l'islandais "gjosa", jaillir. Le geyser aujourd'hui le plus populaire est le Strokkur, ici photographié en mode rafale à raison d'environ 7 images par seconde !
En passant, on peut admirer les petits chevaux islandais, dont une origine probable les ferait venir des plaines mongoles, rapportés par les vikings.
 

Le troisième joyau du "Cercle d'or" est bien sûr le site de Gullfoss, les chutes d'or, d'une largeur de 70 m avec une hauteur d'environ 32 m; il faut dire que notre voyage cette année n'a pas brillé par un temps bien ensoleillé, raison pour laquelle je joins une photo prise lors de notre précédent voyage de 2011, car le nom de "chutes d'or" provient de l'arc-en-ciel que l'on peut (difficilement) y distinguer:









L'île de Heimaey, est la seule île habitée de l'archipel Westmann. Elle comporte deux volcans, dont l'Eldfell qui, en 1973, a obligé les 5000 habitants à se réfugier en mer sur des bateaux de pêche alors qu'une gigantesque coulée de lave ravageait la ville.








Il n'y a pratiquement pas de forêts en Islande, mis à part quelques bosquets


Sur la route on peut admirer ces habitations reconstituées à l'ancienne, recouvertes de terre et d'herbe.

Les côtes de l'île sont habitées par une multitude d'oiseaux migrateurs faisant étape et trouvant refuge dans les roches tourmentées. Le roi de l'océan est naturellement le "fou de bassan", l'un des plus grands oiseaux de mer de l'hémisphère nord, mesurant jusqu'à 1 m et une envergure pouvant atteindre 1,80 m.




 L'oiseau repère des bancs de poissons et plonge à une vitesse pouvant atteindre 100 km/h. Il adopte un profil hydrodynamique typique dont les concepteurs du concorde se seraient inspirés ! Il plonge ainsi à des profondeurs de plusieurs mètres et consomme ses proies encore en état d'immersion. Il ressort donc de l'eau sans proie visible, ce qui lui a valu la qualification de "fou" !

     
En été, ils forment d'énormes colonies

Le lendemain nous trouve à Grundarfjordur, petit village de la côte nord de la péninsule de Snaefellsnes et proche du volcan éponyme, dont nous ne verrons pas le sommet couvert de neige en raison d'un épais brouillard. C'est ce volcan qui a inspiré à Jules Verne son "Voyage au centre de la terre".



Puis, nous passons à proximité de nouvelles falaises qui sont autant de refuges pour les oiseaux, omniprésents en Islande.
 
Une petite église en bois s'apprête à accueillir un mariage.









C'est le 17 juillet que nous visitons l'île de Grimsey, autre paradis des oiseaux, et en particulier celui que nous prendrons comme fétiche de la croisière, le clown des mers, éternel contemplateur avec son regard attentif et un peu étonné, le macareux. Festival entre amis:
 

une nombreuse famille

le chef d'orchestre
  les trois commères curieuses


 les petits goinfres !










 Il n'y a du reste pas que les clowns:



 et l'on repart

Le départ pour Akureyri, la deuxième plus grande ville d'Islande après l'agglomération de Reykjavik. Une rapide visite nous permet d'étranges rencontres:


Ceci étant, savez-vous que les islandais, du moins certains d'entre eux, et pas seulement une petite minorité, croient en l'existence des trolls ? A tel point qu'un gros rocher, refuge avéré de trolls, fut déplacé avec précaution pour permettre le passage d'une route !

Les chutes d'eau sont légion en Islande, à tel point que le plus grand nombre n'ont pas de nom. Mais celle appelée "Godafoss", la "chute des dieux", est grandiose.
 
Ensuite vient le paradis, ou l'enfer, au choix.

Au pied des monts Namarjall est situé un champ énorme de phénomènes géothermiques surprenants. Cette terre gorgée d'eau, de vapeur, de boue et de soufre respire sans cesse à de hautes températures, certaines zones dépassant les 200°C au sol. Il faut s'y aventurer naturellement avec prudence, mais le spectacle est si saisissant que je veux vous le faire partager en détail:


 





Mais regardez bien celle-ci: au milieu à droite de l'image:

 j'agrandis ce détail non, vous ne rêvez pas. Sur ce milieu hostile pousse une végétation, certes rare, mais quand même présente. C'est ça, la vie...
Plus loin, d'autres coulées de lave ont laissé des formes bizarres dans lesquelles les islandais reconnaissent volontiers des trolls:

dont certains bavardent encore:

Un autre haut lieu de ponte pour les oiseaux migrateurs est la petite île de Vigur, habitée par une seule et même famille depuis la fin du 19ème siècle. L'île est entre autres le paradis des eiders à duvet et des sternes arctiques. En cette période d'éclosion des œufs à même le sol, il est recommandé de tenir un bâton au-dessus de sa tête pour éviter une douloureuse "prise de bec" au sens propre ! Rassurez-vous, le bâton n'est en rien destiné à frapper ces oiseaux qui ont pour habitude de piquer de leur bec le point le plus élevé de l'intrus. En l’occurrence le sommet du bâton !


De loin nous avons aperçu des cétacés, mais malheureusement difficilement reconnaissables. Aussi je joins ici une photographie de 2011 en souvenir:

Vous avez été cloués au sol mi-mars 2010 alors que vous vouliez justement prendre l'avion... vous vous en souvenez ? Le volcan Eyjafjöll situé sous le glacier Eyjafjallajokull recouvrait une partie de l'hémisphère nord d'un nuage de cendres empêchant tout vol civil ou militaire. La cendre au sol ici atteignait parfois une dizaine de centimètres et a mis à mal une ferme (une des rares fermes d'Islande !) située à son pied. Aujourd'hui la vie a repris le dessus et la ferme prospère:
Bien sûr, comme durant la majeur partie du voyage, les nuages nous cachent l'horizon; c'est à peine si l'on peut distinguer le glacier sur la gauche 
 

Et avant de se quitter encore quelques images de cette nature si attachante
 


Mais vous me connaissez, j'aurais de la peine à vous quitter sans un petit rappel: le peuple islandais compte parmi les meilleurs contributeurs "per capita" de l'UNICEF dans le monde, avec 15,15 $ en 2013 juste après la Norvège (50,50 $), la Suède (30,61 $) et le Luxembourg (22,49 $) alors que la France (1,39 $) se situe en 20ème position. Mes amis, on a encore du boulot ! (UNICEF Annual Report 2013, page 42)
Au revoir l'Islande, à bientôt j'espère !
sources web:

http://www.islande.com/
http://www.bibliomonde.com/carnet/islande-decouvrir-pays-8.html
http://nezumi.dumousseau.free.fr/voyage2.htm
http://www.islandenpoche.net/geologie.html
http://www.geologie-alsace.fr/images/dossiers/Article_Islande.pdf
http://www.voyage-islande.fr/
http://www.regeafaitunbeauvoyage.fr/geologie.html
http://www.routard.com/guide/islande/1476/geographie_et_climat.htm
http://blog.islande-info.com/?page_id=55
http://www.oiseaux.net/oiseaux/islande.html
http://www.ponant.com/
http://www.unicef.org/publications/files/UNICEF_Annual_Report_2013_web_2_June_2014.pdf


Le matériel photographique est toujours le même: Pentax K5, objectif SMCPentaxDA* 16-50 et SIGMA DG 120-400 APOHSM, ainsi que SAMSUNG F1.8 objectif Schneider-Kreuznach 52-156 I:1.8-2.4. Légères retouches Lightroom 64 bit 4.4 et Photoshop Elements 11. Les touristes que j'ai fait disparaître voudront bien accepter toutes mes excuses ! Je certifie bien sûr être l'auteur de chacune des photographies présentées ici (hormis la carte d'Islande au début).  Ces photographies ne font pas l'objet d'un copyright, elles peuvent donc être copiées à titre d'usage strictement privé. Tout autre parution exigeant d'en citer la source. En cliquant sur une photographie, vous l'agrandissez et vous pouvez la copier.

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